En l’absence des radios pour épancher leur colère à travers les émissions interactives, les citoyens utilisent désormais le numérique comme support d’expression.
Gêné par les critiques, le pouvoir de Conakry a décidé de mettre en place un arsenal répressif pour traquer les internautes qui, dit-il, se livrent à la diffamation et à l’offense des institutions de la République. À travers un communiqué publié sur la page officielle du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le parquet près la Cour d’appel de Conakry dévoile son dispositif destiné à freiner ce qu’il appelle «les dérives numériques ». Une politique pénale ferme, adaptée et structurée sera mise en œuvre pour remettre de l’ordre sur Internet .
Le communiqué cible par ailleurs les guinéens vivant à l’étranger et qui s’adonnent, selon lui, aux mêmes pratiques. Le gouvernement envisagerait, contre eux, de recourir à la coopération internationale et à l’entraide judiciaire afin de les interpeller où qu’ils se trouvent.
Sont également interpellés, dans le communiqué, les administrateurs de pages, les journalistes et tous ceux qui relaient des messages jugés offensifs aux yeux du parquet.
La rédaction







