Les impacts liés à la disparition de la nature pourraient mettre en péril 140 millions d’emplois dans l’UE, au Royaume-Uni et en Suisse, soit environ 60 % de la population active de la région.
La disponibilité et l’accessibilité financière de 8 200 milliards d’euros de biens et services consommés chaque année dans l’UE, au Royaume-Uni et en Suisse pourraient être menacées par la disparition de la nature.
Les exportations de l’UE, du Royaume-Uni et de la Suisse pourraient subir une perte annuelle de 3 500 milliards d’euros due aux aléas climatiques.
De nouvelles données montrent comment la perte de biodiversité pourrait affecter l’emploi, le niveau de vie et les exportations en Europe.
Oxford, Royaume-Uni (27 octobre 2026) — Global Canopy a publié aujourd’hui des données montrant comment la perte de nature pourrait mettre des emplois en péril, menacer les exportations et exercer une pression sur les niveaux de vie dans l’Union européenne (UE), au Royaume-Uni (RU) et en Suisse.
140 millions d’emplois en Europe potentiellement menacés par la disparition de la nature
Hébergées sur le tableau de bord ENCORE Insights : Country [1], les nouvelles données – publiées par Global Canopy lors du sommet mondial sur la nature COP17 en Arménie – montrent que la perte de nature intérieure pourrait mettre en péril 140 millions d’emplois dans l’UE, au Royaume-Uni et en Suisse.
De nombreux processus de production et bâtiments commerciaux dépendent de la nature pour fonctionner. La disparition de ces éléments naturels peut perturber et compromettre ces processus et ces bâtiments, obligeant les employeurs à mettre en œuvre des mesures d’adaptation susceptibles d’affecter leurs employés. Faute d’adaptation, des emplois peuvent être supprimés.
Parmi les 140 millions d’emplois, on trouve :
- Allemagne – 21,8 millions d’emplois potentiellement menacés, représentant 1 000 milliards d’euros de salaires annuels.
- Royaume-Uni – 20,6 millions d’emplois potentiellement menacés, représentant environ 650 milliards de livres sterling de salaires annuels.
- France – 16,3 millions d’emplois potentiellement menacés, représentant 813 milliards d’euros de salaires annuels.
- Pays-Bas – 5,8 millions d’emplois potentiellement menacés, représentant 249 milliards d’euros de salaires annuels.
- Suisse – 2,7 millions d’emplois potentiellement menacés, représentant environ 195 milliards de francs suisses de salaires annuels.
Pour Claudia Gray, directrice financière du programme Nature-Related Finance de Global Canopy, a déclaré : « 140 millions d’emplois, c’est un chiffre considérable, soit environ 60 % de la population active de l’UE, du Royaume-Uni et de la Suisse. Cela illustre l’ampleur des pertes de revenus qui pourraient être subies compte tenu de la forte dépendance des économies nationales à l’égard des infrastructures fournies par la nature. »
Alors que les entreprises de l’UE, du Royaume-Uni et de la Suisse subissent les conséquences des aléas climatiques et prennent des mesures pour y faire face, les personnes occupant ces 140 millions d’emplois pourraient être les premières victimes de perturbations opérationnelles. Celles-ci pourraient se traduire par une réduction du temps de travail et des salaires, une modification de leurs fonctions et des compétences requises, ainsi que des difficultés d’approvisionnement en cas de perturbation des fournisseurs. Dans le pire des cas, si les employeurs ne parviennent pas à s’adapter efficacement aux aléas climatiques et que les entreprises font faillite, ces 140 millions d’emplois pourraient être menacés.
8 200 milliards d’euros de biens et services consommés chaque année dans la région pourraient être menacés par des pertes dues à des catastrophes naturelles.
La perte de biodiversité, tant au niveau national qu’international, pourrait peser sur le niveau de vie dans l’UE, au Royaume-Uni et en Suisse en réduisant la disponibilité et l’accessibilité de biens et services consommés chaque année pour un montant de 8 200 milliards d’euros. Cela représente environ la moitié de la consommation totale dans ces pays.
Si les aléas climatiques perturbent la production de biens et de services, leur disponibilité et leur coût pour les consommateurs pourraient s’en trouver affectés. Cela pourrait engendrer des pénuries et des chocs de prix, susceptibles d’alimenter l’inflation, d’augmenter le coût de la vie et de peser sur le niveau de vie des pays.
La dégradation de la nature pourrait menacer 3 500 milliards d’euros d’exportations européennes.
Le tableau de bord montre que les exportations de l’UE, du Royaume-Uni et de la Suisse pourraient être perturbées par des aléas climatiques, à hauteur de 3 500 milliards d’euros par an.
La disparition de la biodiversité peut perturber la production de biens et de services destinés à l’exportation, menaçant ainsi le volume des exportations de la région. Ce ne sont pas seulement les pertes de biodiversité nationales qui menacent les exportations : lorsque des composants ou des biens destinés à la réexportation proviennent de l’étranger, les pertes de biodiversité internationales peuvent également les mettre en péril.
Selon Claudia Gray, directrice financière du programme « Nature-Related Finance » de Global Canopy, a déclaré : « Les gens s’inquiètent de l’impact de l’IA et des conflits mondiaux sur leur emploi et leur niveau de vie. Mais il est essentiel de se pencher sur la manière dont la perte de biodiversité menace l’emploi, les salaires et les chaînes d’approvisionnement. Face à des sécheresses, des incendies et des inondations sans précédent, il est impératif d’examiner comment la perte de biodiversité déclenche et aggrave les catastrophes économiques. ».
« Si les banques centrales, les gouvernements et les entreprises reconnaissent l’importance économique des infrastructures construites par l’homme, les infrastructures naturelles qui sous-tendent les économies nationales sont souvent considérées comme allant de soi. Les politiques des banques centrales et des gouvernements doivent refléter le rôle de la protection et de la restauration de la nature, tant au niveau national qu’international, afin de renforcer la résilience économique en Europe. »







