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Guinée: plus de sept millions d’électeurs appelés aux urnes pour les élections législatives et communales

Cinq mois après la présidentielle de décembre dernier remportée par le général Mamadi Doumbouya qui avait pris le pouvoir par la force en septembre 2021, des élections législatives et communales sont organisées ce dimanche 31 mai en Guinée. Les deux scrutins sont considérés comme ceux qui viennent clore le processus de retour du pays à l’ordre constitutionnel.

Les électeurs guinéens sont appelés aux urnes, ce dimanche 31 mai, pour des élections législatives et communales dont le déroulement ne passe pas inaperçu près de cinq ans après le coup de force perpétré par le général Mamadi Doumouya, en septembre 2021.

Après le référendum constitutionnel et l’élection présidentielle respectivement organisés en septembre et en décembre derniers, ces deux scrutins sont en effet considérés comme ceux qui viennent clore le processus de retour du pays à l’ordre constitutionnel, en complétant son architecture institutionnelle.

Mais alors qu’ils doivent permettre d’élire les 147 députés de la future Assemblée nationale et les conseillers communaux des 375 collectivités locales, le vote est aussi vu comme un rendez-vous qui va permettre d’évaluer les rapports de force sur l’échiquier politique guinéen. Celui-ci doit notamment servir de test pour les partis politiques et les mouvements soutenant le président Mamadi Doumbouya, mais aussi pour les candidats indépendants.

À cette occasion, deux indicateurs seront tout particulièrement observés. Le premier est le taux de participation puisqu’en cas de forte mobilisation des électeurs, la légitimité des nouvelles institutions s’en trouvera renforcée. Reste que plusieurs acteurs de la vie politique guinéenne évoquent un faible enthousiasme populaire pour ces scrutins, alors que des appels au boycott ont également été lancés par les forces vives de Guinée ainsi que par l’ex-parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple guinéen (RPG), et par la formation qui fut la principale force politique d’opposition sous l’ancien régime, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).

Le second indicateur qui sera surveillé de près sera la transparence du vote. Dans cette perspective, les organisations de la société civile ont annoncé le déploiement de 10 000 observateurs pour suivre le déroulement du scrutin sur l’ensemble du territoire guinéen.

RFI