Après l’annonce du retour au pays de l’ex-président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló pour battre campagne en vue de l’élection présidentielle de décembre 2026, la junte au pouvoir déclare son opposition face à ce retour au bercail.
L’ancien dirigeant de ce petit pays lusophone d’Afrique de l’ouest a réagi jeudi sur Facebook à la décision des autorités militaires de transition de lui interdire, pour le moment, le retour en Guinée-Bissau. Il devait regagner le pays le 4 octobre prochain, après plusieurs mois d’exil, et avait annoncé sa candidature à la présidentielle prévue le 6 décembre 2026.
Dans un message adressé à ses partisans, sympathisants, proches et à l’ensemble du peuple bissau-guinéen, l’ancien chef de l’État dit avoir pris connaissance des « décisions récentes » des nouvelles autorités, qui empêchent actuellement son retour au pays.
Face à cette situation, Umaro Sissoco Embaló affirme vouloir privilégier la paix et la stabilité nationale. « La vie humaine est au-dessus de toute ambition politique », souligne-t-il, appelant ses partisans et l’ensemble des citoyens à éviter tout comportement susceptible de provoquer « instabilité, insécurité ou confrontations ».
L’ancien président assure également qu’il conserve « l’espoir, la foi et la confiance en Dieu Tout-Puissant », tout en indiquant qu’il attendra « calmement l’évolution des événements ».
Sur le plan politique, Embaló dit espérer que les autorités judiciaires examineront sa candidature avec « impartialité, indépendance et respect des principes de justice ».
Il invite par ailleurs les Bissau-Guinéens à préserver la paix et la stabilité sociale, estimant que son pays doit garantir « des droits et des opportunités égaux pour tous ».
« Nous sommes convaincus que tout ce qui a un commencement aura également un terme », affirme-t-il, exprimant l’espoir que les restrictions seront levées et que les citoyens et candidats pourront exercer leurs droits « dans la liberté et la sécurité ».
L’ancien président conclut son message par un appel à la paix, à l’amour et à l’indépendance de la justice : « Que la paix continue de régner en Guinée-Bissau. Que l’amour prévale parmi nous. Que la justice soit toujours indépendante, impartiale et libre. »







