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Guinée : l’ex-président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, condamné à de lourde peine

L’ancien président de la cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura a été reconnu coupable pour des faits de corruption, de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite  et de blanchissement de capitaux. La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), dirigée par l’ex-ministre de la Justice Alphonse Charles Wrigth reproche à cet ancien haut magistrat d’avoir dilapidé les fonds publics alloués à la haute institution qu’il dirigeait sous le règne d’Alpha Condé.

L’instance juridictionnelle lui condamne à sept ans de prison et une forte amende et de réparations à l’État guinéen pour le préjudice causé avec ses deux coaccusés, qui sont en cavale.

La sentence infligée à Mohamed Lamine Bangoura porte sur un détournement de 20 milliards de francs guinéens soit 20 millions d’euros. Un budget destiné au fonctionnement de la Cour constitutionnelle dont il était le premier responsable.

Le désormais ancien pensionnaire de la plus haute institution juridique du pays a été condamné à sept ans de prison ferme, ce mercredi 21 octobre 2026. Incarcéré depuis le 22 décembre 2022, l’homme qui a succédé feu Kelefa Sall dans de conditions opaques pour offrir un troisième mandat à Alpha Condé devra rester dans les geôles pour les quatre prochaines années.

La Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) l’a aussi condamné à payer une amende de deux milliards de francs guinéens et d’une peine d’inéligibilité de cinq ans. La justice a également ordonné la confiscation de ses biens en Guinée et au Sénégal, dont il possèderait une maison sous le non de son enfant mineur.

Dans le cadre de ce procès, le parquet avait requis en juin dernier, une peine de dix ans de prison ferme et une amende de cinquante milliards de francs guinéens, mais le prévenu avait réfuté les faits qui lui sont reprochés.

Étant en fuite, ses coaccusés, Amadou Diallo et Sidiki Sylla, respectivement ancien vice-président et ancien directeur administratif et financier de la Cour constitutionnelle, ont quant à eux été condamnés à dix ans de prison et à une amende de cinq milliards de francs guinéens. L’instance a par ailleurs délivré des mandats d’arrêt à leur encontre.

Les trois hommes devront verser au total 41 milliards de francs guinéens à l’État au titre des réparations.

Leurs avocats dénoncent un procès politique, qui vise à éteindre leurs clients.

Mamadou DIALLO pour Afriquevision.Info

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