Un maître coranique a été exécuté publiquement jeudi soir dans le nord du Mali par des djihadistes présumés parce qu’il ne « pratiquait pas le bon islam », a appris l’AFP vendredi auprès de sources locales et sécuritaire.
Salam Abdoul Maïga était un maître coranique de la localité de Tonka, située dans la région de Tombouctou (nord).
« Les djihadistes sont venus hier (jeudi) vers 18h45. Ils ont arrêté Salam Maïga qui est maître à Tonka dans une médersa. Ils l’ont exécuté parce que, pour eux, il ne pratiquait pas le bon islam », a déclaré à l’AFP un élu local sous couvert d’anonymat en raison du contexte sécuritaire.
Une source sécuritaire malienne a confirmé auprès de l’AFP cette « exécution par les terroristes ».
Cette localité, où les forces de l’État sont absentes, a été le théâtre de plusieurs homicides similaires ces derniers mois qui ont ému l’opinion publique malienne.
L’exécution sur une place publique de Tonka de la tiktokeuse Mariam Cissé, accusée de soutenir l’armée malienne par des djihadistes, avait suscité un vif émoi dans le pays en novembre dernier.
En mars, c’est Amadou Baba Baby, un soutien affiché du gouvernement central, qui a été abattu à bout portant devant sa boutique à Tonka.
Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.
Le pays est en proie à une situation sécuritaire critique après les attaques coordonnées d’une ampleur inédite menées les 25 et 26 avril par le JNIM, affilié à Al Qaïda, et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA), à dominante touareg.
AFP







