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L’UA : certains pays membres de l’instance ne soutiennent pas la candidature de Macky Sall à l’ONU

Les États membres de l’Union africaine (UA) ont refusé de soutenir la candidature de l’ex-président sénégalais pour remplacer António Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU.

Les États membres de l’Union africaine (UA) ont refusé de soutenir la candidature de l’ex-président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies pour remplacer António Guterres, selon une note verbale consultée et authentifiée vendredi auprès de l’AFP par Nuur Mohamud Sheekh, porte-parole du président de la Commission de l’UA. Selon cette note, un total de 20 États membres de l’UA, dont les noms n’ont pas été communiqués, se sont opposés à cette candidature.

Le projet de décision soutenant la candidature de l’ancien président sénégalais, soumis aux États membres selon la procédure dite « d’approbation tacite », ne devait pas soulever d’objections de plus d’un tiers des 55 pays appartenant à l’organisation continentale. « En conséquence, le projet de décision relatif à la candidature au poste de secrétaire général de l’ONU de Son Excellence Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal, n’a pas été adopté », indique l’organisation panafricaine dans cette note verbale.

Candidature portée par le Burundi

La candidature de Macky Sall avait été proposée par le Burundi, dont le président, Évariste Ndayishimiye, occupe la présidence tournante de l’UA. L’ONU a envoyé en novembre une lettre à ses États membres pour qu’ils proposent des candidats au poste de secrétaire général. Le prochain patron des Nations unies commencera son mandat le 1er janvier 2027 pour succéder au Portugais António Guterres.

Chaque candidat potentiel doit être présenté officiellement par un État ou un groupe d’États, mais pas forcément par son pays d’origine. Selon une tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste est réclamé cette fois-ci par l’Amérique latine. De nombreux États plaident également pour qu’une femme occupe pour la première fois ce poste.

L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan et la diplomate argentine Virginia Gamba sont candidats pour remplacer António Guterres.

 

(Jeune Afrique avec AFP)