Les fortes pluies qui se sont abattues ces derniers jours à Conakry, capitale de la Guinée ont fait de nombreux morts et des lourds dégâts, soulignent le gouvernement et les témoins rencontrés.
Ce phénomène qui est la conséquence du changement climatique ravage la Guinée à chaque des pluies. Dans les nuits de mercredi 30 à jeudi 31 juillet ont été marquée par de fortes pluies aux lourdes conséquences humaines et matérielles. Au moins 15 personnes sont mortes, selon les ONG, mais le gouvernement, la capitale Conakry étant la ville la plus touchée. D’importants dégâts matériaux ont également été constatés.
Parmi les victimes à Conakry figure Ibrahima Kalil Keira, directeur général adjoint de l’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques. Dans la soirée de mercredi, ce cadre du ministère des Postes et télécommunication a été emporté par les fortes pluies dans sa voiture. Son corps n’a été retrouvé qu’au lendemain après-midi, à Lambanyi, en banlieue de la capitale.
Cette commune est l’une des plus touchées par les violentes précipitations qui s’abattent sur Conakry depuis un mois. Une quantité de 70,8 mm d’eau est tombée mercredi soir dans la capitale guinéenne, selon les services météorologiques.
Le gouvernement dit avoir « appris avec une profonde tristesse les pertes en vies humaines et les importants dégâts matériels causés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Conakry dans la nuit du (mercredi) 30 au (jeudi) 31 juillet », dans ce communiqué. Ces intempéries ont malheureusement entraîné la mort de plus de sept de nos concitoyens et provoqué de nombreux sinistres dans plusieurs quartiers de la capitale », ajoute-t-il.
Au quartier Soumanbosiya par exemple, un père de famille a perdu sa femme et ses trois enfants dans l’éboulement de leur maison.
Dans la commune de Matoto, la plus grande de la ville, les témoignages relayés dans la presse évoquent au moins cinq morts dans l’effondrement de deux maisons.
Depuis le début de la saison pluvieuse, au moins 1 200 ménages ont été impactés, selon l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires.







