Au-delà de son engagement en faveur de la paix, Madame Paulette Correa est connue pour son dévouement dans de nombreuses causes sociales comme l’accès à l’éducation, à la santé, la défense de la petite enfance pour le continent Africain auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) créée en 1945. Une organisation qui a pour but, promouvoir la paix et la sécurité à travers la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture. Depuis son intégration au sein cette institution internationale en 1979, Mme Correa continue de jouer un rôle crucial dans la protection du patrimoine culturel africain. Elle est également présidente de l’Association DEKKAL THIOSSANE.
Originaire du Sénégal et arrivée en France en septembre 1979, Paulette CORREA intègre la Délégation permanente du Sénégal auprès de l’UNESCO le 22 janvier 1982. Depuis cette date, elle occupe la fonction d’Assistante de direction, au service des différents Ambassadeurs, Délégués permanents qui se sont succédé à ce poste.
Parallèlement à ses tâches dans la diplomatie multilatérale, Madame Corréa, mère de trois garçons, a toujours œuvré à la mise en valeur de la culture africaine et caribéenne. Ainsi, en 2005, elle est à l’initiative de la création de l’Association Dekkal-Thiossane (expression wolof qui signifie « revitalisation de la culture ») dont elle est présidente. Elle multiplie les actions en faveur des diasporas afrodescendantes en prônant la défense et la promotion de la diversité des expressions culturelles et du mieux-vivre ensemble.
Sa détermination et son engagement ne passent pas inaperçus, à tel point que cette militante panafricaine est approchée par les organisateurs du troisième Festival Mondial des Arts Nègres pour en intégrer le Comité d’organisation. Mieux vivre, l’association Dekkal-Thiossane orchestrera en 2007, une grande soirée de gala au siège de l’UNESCO à Paris, réunissant un parterre de personnalités issues aussi bien des milieux diplomatiques, médiatiques, que culturels, dans le but de présenter ce projet magistral au public vivant en Europe.
Pour rappel, la première édition du Festival mondial des Arts nègres s’était déroulée en 1966 à Dakar, sous l’égide du Président de la République du Sénégal de l’époque, le poète et académicien Léopold Sédar Senghor, la deuxième édition au Nigéria en 1977.
La soirée de lancement de la troisième édition du festival a lieu le 4 décembre 2010 au Palais de l’UNESCO, organisation des Nations Unies, temple du savoir et de la culture. Le festival en tant que tel se tiendra à Dakar du 10 au 30 décembre de la même année, avec Paulette Corréa au rang des membres organisateurs.
En mars 2017, à l’occasion du Printemps des Poètes dédié cette année à l’Afrique, toujours accompagnée de son équipe, elle met à l’honneur les plumes d’artistes virtuoses, penseurs de nos sociétés d’ici et du monde panafricain.
L’association Dekkal-Thiossane voit la culture comme une nécessité et est mue par des valeurs d’ouverture et de partage. Sa vocation première est de contribuer au rayonnement de la culture du continent noir et des Caraïbes à travers des évènements culturels, des ateliers de réflexion, des expositions de peinture et de sculpture, des projections de films, des défilés de mode présentant des stylistes, des récitals de poésie, des concerts de musique donnés par des artistes en devenir ou confirmés, sans oublier l’art culinaire illustrant la richesse des terroirs afro-caribéens. Ces nombreuses manifestations ont pour point d’orgue la tenue de journées culturelles.
Madame Corréa prend également une part active dans l’organisation de la semaine africaine de l’UNESCO, qui se tient tous les ans au mois de mai.
C’est d’ailleurs dans le cadre de ce rendez-vous annuel à la fois artistique, culturel et intellectuel que la panafricaniste et dénicheuse de talents a initié au sein de l’enceinte onusienne, depuis 2019, le Salon des Auteurs. L’un de ses vœux les plus chers a donc fini par se matérialiser, elle qui a toujours eu à cœur de valoriser et mettre en lumière la littérature africaine ainsi que ses plumes les plus brillantes.
En 2011, elle reçoit à l’Assemblée nationale, au Palais Bourbon, le prix « Rosa Parks, de l’ombre à la lumière » lors d’une Cérémonie placée sous le Haut Patronage de Madame Marie-Anne MONTCHAMP – Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, lors de laquelle elle sera récompensée pour son parcours exceptionnel en tant que femme africaine.
Elle sera aussi décorée la même année du diplôme de « Maman d’honneur de la renaissance africaine », remis par l’association « Les Champs du cœur », organisme de solidarité internationale dont l’objectif est de promouvoir et contribuer au développement culturel, économique, social, éducatif, sanitaire en Afrique.
En 2013, elle est promue et nominée dans l’Ordre du Mérite du Sénégal, pour ses services distingués et son dévouement sans cesse renouvelé envers son pays d’origine.
En 2025, en raison de son travail important dans le domaine de l’art et de la coopération culturelle, le Comité international Action Art par son Président général Ioannis MARONITIS qui est aussi Président de la Fédération des Clubs et Associations de l’UNESC0 l’a nommée membre honoraire de cette prestigieuse association. Les mots qui caractériseraient le mieux cette femme débordante d’énergie et d’esprit d’initiative seraient certainement la loyauté, le dévouement, l’altruisme et la détermination.
Amadou Tidiane DIALLO







