La région d’Afrique Centrale est l’une des zones les plus riches en ressources naturelles sur le continent, mais son décollage économique reste un enjeu majeur. Face à ces défis, African Business Club a organisé une conférence débat à l’Université de la Sorbonne à Paris pour tenter de trouver les voies et moyens pour amorcer un développement durable à travers la rente minière.
Malgré d’immenses ressources naturelles dont disposent le continent, l’Afrique n’arrive toujours pas à voler de ses propres ailes. Une situation qui reste préoccupante par les jeunes africains notamment ceux de la diaspora de France. Plongez au cœur des enjeux stratégiques sur les géoressourcres en Afrique centrale focus sur le bassin du Congo, African Business Club a tenu une conférence sur la thématique du développement des géoressources (Mines, Pétroles, Gaz) dans les pays du Bassin du Congo.
Le défi reste immense, mais surmontable. Voilà pourquoi African Business Club a réuni le jeudi 25 Septembre 2025 à l’université Paris 1 Sorbonne, la jeunesse africaine de France autour du thème « Opportunité et indépendance » : « incarné ce que nous sommes et ce à quoi nous aspirons » et ses pencher sur la destinée du continent. Des échanges riches et enrichissants. D’après Kedy MINKO président African Business Club, les conférenciers ont présenté la situation Géoressources dans les sept (7) pays du bassin du Congo en s’appuyant d’une part pour le cas du Gabon et d’autre part sur le cas de la République du Congo: « Donc c’est une intervention très intéressante et pertinente autant par la présentation qui a permis de présenter la cartographie de différents minerais qui regorgent dans les différents pays d’Afrique qui ne se concentrent pas que sur le bassin du Congo. Et c’est ce type d’événement que nous voulons vraiment impulser avec African Business Club. C’est vraiment de pouvoir apprendre de nos devanciers qui sont déjà en Afrique et qui travaillent sur ces thématiques au quotidien et qui ont plus d’avoir le raisonnement théorique, l’expertise et le regard technique avec les réalités plutôt auxquelles nous faisons face sur le continent ».
African Business Club a également cette vocation de connecter les étudiants de Paris 1 Sorbonne avec les résidents en Afrique et partager cette expérience avec la jeunesse que « nous sommes. (..) Le Congo a d’énormes ressources minières notamment en matière de fer. Face à une volonté de nos pays, le Bassin du Congo peut être industrialiser. On a jugé intéressant et utile de savoir comment cette industrialisation est possible » s’interroge Kedy Mingo.
Acteur majeur du secteur minier, la République démocratique du Congo est le premier pays exportateur de cobalt au monde. Michel Mouba Diarra, conseiller du ministre du Pétrole et du gaz du Gabon, croit fermement avec l’effort de tout un chacun, l’Afrique peut être actrice de son destin et se tourner vers l’avenir. « Aujourd’hui aucune compagnie n’est à négliger, qu’elle soit faite par les étudiants ou les industrielles ou à des hommes d’affaires aucune compagnie. Nous nous voulons faire la promotion de nos pays, nous voulons présenter au monde ce que nous faisons. La situation de l’Afrique et de notre zone géographique qui est le Bassin du Congo, les formations doivent être accès sur les opportunités utiles. Nous avons exploité pendant 60 ans de ressources qui ne présentent même pas 2% de la richesse nationale ce qui est le PIB. Aujourd’hui tout le monde sait la valorisation de la chaîne de valeur sur toute l’industrie et transformer ces matières premières là. Il faut les valoriser dans l’économie locale qui sert à notre besoin. Nous avons besoin de l’économie vitale basée sur les matières premières en les transformant sur place » a-t-il indiqué.
Cependant, Michel Mouba Diarra regrette que les étudiants africains soient toujours orientés dans les domaines littéraires et non techniques. Voilà pourquoi, il encourage les jeunes à aller vers ces métiers et surtout aussi à l’État de donner des garanties nécessaires pour intégrer ces jeunes dans les métiers qui “soient bien rémunérer, ou soit une de configuration dont-ils seront à l’aise” : « La jeunesse doit être au centre du développement de notre continent. L’Afrique a été un bébé chéri par tout le monde. On doit utiliser nos minéraux pour développer notre continent et créer de business. Donc cette guerre diplomatique n’est pas contre nous, mais plutôt pour nous. Donc nous devons profiter cet écosystème diplomatique aujourd’hui sur l’Afrique pour gagner de l’argent et développer nos pays et profiter de ce contexte bénéfique et favorable » pense ce conférencier.
Paneliste également, Paul Junior Obambi directeur général de la société minière congolaise Sapro Mayoko a salué d’abord l’initiative d’une telle rencontre. Car estime-t-il cela renforcerait cette relation entre la diaspora africaine de France et son origine. Lui-même issu de la formation occidentale, M. Obambi pense que l’Afrique ne peut se développer qu’à travers ses élites : « c’est une expérience très enrichissante pour nous. Parce que j’ai choisi une industrie minière avec une vision stratégique qui est la transformation. Et il s’agit là des sujets à long terme. Il faut avoir une certaine jeunesse qui est intéressée pour regarder ses projets et les accompagner sur les 20 et 50 prochaines années. Et quand je vois cette diaspora présente ici dans un illustre lieu comme la Sorbonne qui a beaucoup d’intérêt sur ce sujet, moi j’en suis ravi. Parce que ce sont eux qui demain vont participer chacun à en sa manière (investisseur, entrepreneur) pour rentrer dans les opérations d’une société. Ce sont eux qui vont être actifs sur le terrain demain pour faire de ses projets là de succès ».
Ngansop Armand participant et consultant en stratégie industrielle et gestion des écosystèmes industriels et accompagnateur des États africains, les institutions financières et les entreprises africaines dans la transformation locales des matières premières dit être satisfait des échanges qui ont eu lieu. Il invite la jeunesse africaine à se former car soutient-il, l’Europe est sur le déclin. « C’était intéressant. Ce qui m’a plu, c’est de pouvoir ramener des enfants de la diaspora qui aujourd’hui occupe des postes de responsabilité localement pour montrer à nos jeunes frères que le business de demain c’est l’Afrique. L’Europe est sur le déclin. On ne transforme plus en Europe. C’est un continent de service. Les seuls pays en transformation c’est la Chine, les États-Unis et demain c’est l’Afrique. Et on a besoin de toute ces forces vives pour changer le continent. On n’a pas encore assez d’intellectuels. C’est ce genre d’événement qui permet à nos jeunes de penser pour nos pays » a-t-il conclu.
Amadou Tidiane Diallo depuis Paris
@Afriquevision1









