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Sommet de l’Union africaine : les dirigeants appellent à la mobilisation financière

Le trente neuvième sommet des chefs d’État et de gouvernements africains a pris fin ce dimanche à Addis Abeba en Éthiopie. A cette occasion, les dirigeants ont appelé à la mobilisation financière interne et ont haussé le ton sur les coups d’État qui florissent de plus en plus dans les pays membres.

Le 39ᵉ sommet de l’Union africaine est à présent terminé. Pendant deux jours, les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation panafricaine ont discuté des principales crises qui touchent le continent. Le président burundais, Évariste Ndayishimiye, qui a pris, à l’occasion de ce sommet, la présidence tournante de l’UA, et le président de la Commission, le Djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, en ont présenté, ce dimanche 15 février, les principales conclusions lors d’une conférence de presse finale.

L’Union africaine n’aura « aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels », a déclaré le président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, alors que les généraux guinéen Mamadi Doumbouya et gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ont participé à ce sommet et que des processus de transition sont en cours en Guinée-Bissau et à Madagascar, suivis par des « envoyés spéciaux » de l’UA.

Sur les pays de l’Alliance des États du Sahel – Mali, Niger et Burkina – l’Union africaine entend maintenir le dialogue avec les régimes militaires putschistes en place et, sans les réintégrer au sein de l’Union, soutenir leur combat contre les groupes terroristes.

La création d’une « plateforme commune » de dix-huit pays sur les questions de sécurité a ainsi été annoncée pour « les prochaines semaines ».

L’Union africaine se dit également « déterminée à faire taire les armes ». Tous les conflits qui ensanglantent le continent n’ont pas été évoqués. Pas un mot sur le Soudan, notamment.

Interrogés sur la guerre à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le nouveau président de l’UA Évariste Ndayishimiye a rappelé l’importance d’une application des accords de paix de Washington, et le président de la Commission Mahmoud Ali Youssouf a estimé que l’Union africaine était « dans la posture » de « piloter » la médiation, sans la laisser aux partenaires extérieurs.

Les dirigeants de l’Union africaine ont enfin reconnu la colonisation comme « crime contre l’humanité », réaffirmé leur solidarité avec le peuple palestinien et annoncé qu’une résolution qualifiant la traite des esclaves africains comme « le plus grave crime contre l’humanité » serait soumise au vote aux Nations unies.

Avec RFI Afrique