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Sommet africain sur le climat : les dirigeants du continent face au défi du changement climatique

Face aux phénomènes climatiques, qui affectent de plus en plus le continent africain, les chefs d’État et gouvernement de certains pays sont en conclaves dans la capitale africaine.

Selon nos confrères de RFI, la deuxième journée du sommet africain sur le climat s’ouvre mardi 9 septembre à Addis-Abeba en Éthiopie. À l’ordre du jour figurent l’adaptation et la résilience face au changement climatique. Ces thèmes sont particulièrement parlants pour l’un des continents les plus concernés par ce sujet.

Les présidents djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, éthiopien Abiy Ahmed, kényan William Ruto, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, étaient présents avec d’autres dirigeants africains lors de l’ouverture du deuxième Sommet africain pour le climat, le 8 septembre 2025 à Addis-Abeba.

Il ne faut pas chercher très loin dans les couloirs du sommet africain sur le climat pour trouver des représentants d’un pays déjà impacté par le changement climatique. Parmi eux, la Mauritanie, qui en fait une affaire d’État, comme l’explique sa ministre de l’Environnement, Massouda Laghdaf. « La Mauritanie vient d’intégrer dans la politique nationale la dimension climatique et on espère que cela aboutira à une meilleure résilience des populations », veut-elle.

La résilience justement, c’est l’un des thèmes de la journée. Selon Jorge Patino, géographe à l’OCDE, l’urbanisation fulgurante à venir du continent impose de réfléchir. « Avoir de meilleurs programmes d’infrastructures vertes est très important car cela aide la santé publique et à économiser de l’argent sur le long terme. Cela aide aussi pour l’adaptation et la mitigation des risques », explique-t-il.

La finance, un des thèmes centraux abordés

Les projets de résilience et d’adaptation existent donc, mais un problème majeur persiste d’après le docteur Kate Strachan, de l’organisation « Conseil national pour les initiatives locales ». « C’est la finance. Nous n’avons pas la finance pour s’adapter et il faut de nouveaux mécanismes pour garantir les flux financiers », affirme-t-elle. La finance justement fera partie des nombreux thèmes centraux abordés lors de ce second sommet.

Trop souvent, l’histoire africaine dans les sommets sur le climat se résume à dire ce qui nous manque : manque d’argent, manque de technologies et manque de temps. Cette fois, commençons par dire ce que nous possédons. Nous avons la population la plus jeune, qui respire la créativité et l’innovation, le secteur solaire qui connaît la croissance la plus rapide au monde, les derniers puits de carbone avec nos forêts, nos tourbières et nos littoraux.

Selon Abiy Ahmed, chef du gouvernement éthiopien « La crise climatique est aussi une opportunité économique », précise lors de son discours d’ouverture du sommet.

Afriquevision avec RFI